The buck doesn’t stop here anymore (version française inclu)

Version française ci-dessou

Algoma-Manitoulin-Kapuskasing MP/Députée Carol Hughes

The phenomenon of bank closures is becoming a common occurrence in many small Canadian towns.  Here in Algoma-Manitoulin-Kapuskasing we are no different.  The trend to other forms of banking such as what is available online may have appeal for some people, but not everyone is comfortable with the option or able to bank in that manner.  While there are other methods available to individuals, the question of whether they should be forced to accept these alternatives is one that a lot of Canadians in small towns are asking.

Hard statistics on how many banks are leaving or have left small towns are difficult to pin down, but anecdotal evidence and page after page of web search results confirm the trend.   What often happens next is that people are asked to travel to another town if they want to continue being served in person.  Face to face banking is the preferred method for elderly people and the population in the north is skewed to that demographic.   These older Canadians are also the most leery of conducting any business online and may not even have the technological capacity to undertake banking in that manner.

What is true is that online banking is a solution that appeals most to the young urban population who will still have the option of walking into a bricks and mortar branch.  That irony is anything but delightful, especially for people being denied that opportunity in their own town.  Asking people to travel to another town to bank amounts to asking them to be exposed to more danger on the roads.

People also worry that the loss of their bank will lead to loss of other businesses in their town.  They see the migration of bank customers to nearby towns as a slippery slope toward greater economic instability. Banks tell us that online banking has reduced the need for as many locations and that low interest rates mean they aren’t making as much money from loans.  This is argued despite the fact that banks continue to post record profits year after year.

Where they are making money is from fees and this is where the closures start to come across as mean.  In many instances they are telling people who would like to move their business to other nearby banks they will not waive their fees for doing so.  The message to the consumer is that the bank can alter the arrangement without penalty, but the customer cannot.

That begs the question, when is a deal no longer a deal? Does a bank picking up and leaving your town still retain the right to force a customer to live up to their end of an agreement?  The banks say it does, but that’s a position that doesn’t seem right to the customers who are being forced to bank in a way they never anticipated when they entered into these agreements.

As stated already, most elderly customers are really only comfortable banking in person.  Many others in small towns may lack the cell signals or broadband connectivity that is necessary to bank online.   In a lot of these instances the banks that are leaving our small towns have been there for decades and in some cases for over a hundred years.   They were a part of the town’s identity and their departure is seen as hanging a question mark over the economic vitality of the area. Instead of exploring creative solutions such as reduced hours, they are just picking up and leaving.  Forcing people to remain as customers after that kind of treatment shows a lack of compassion and comes across as nothing less than cruel.

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L’argent ne circule plus par ici

La fermeture de banques est un phénomène qui devient de plus en plus courant dans plusieurs municipalités canadiennes. Et la circonscription d’Algoma—Manitoulin—Kapuskasing n’y échappe pas. La tendance observée vers des services bancaires sous d’autres formes, comme les services offerts sur Internet à l’heure actuelle, peut être intéressante pour certains, mais les citoyens ne sont pas tous à l’aise avec cette façon de faire ou capables de le faire. Il existe certes d’autres solutions qui s’offrent aux citoyens, mais bon nombre de Canadiens qui vivent dans une municipalité se demandent s’ils devraient être obligés d’accepter ces autres façons de faire.

Il est difficile de trouver des statistiques concrètes sur le nombre de banques qui ferment ou qui ont fermé leurs portes dans desmunicipalités, mais des observations empiriques et des pages de résultats de recherches sur le Web confirment cette tendance. Lorsqu’une banque ferme ses portes dans une municipalié, les clients sont ensuite invités à se rendre dans une autre ville s’ils souhaitent continuer à obtenir des services au comptoir. Les personnes âgées préfèrent obtenir des services bancaires en personne, et idem pour les habitants du Nord. Ces Canadiens plus âgés sont également les personnes les plus méfiantes pour ce qui est de s’occuper de leurs finances en ligne et ne disposent peut-être même pas de la technologie nécessaire pour effectuer des opérations bancaires de cette manière.

Ce qui est indéniable, c’est que les services bancaires en ligne intéressent principalement les personnes plus jeunes qui vivent en région urbaine et qui ont toujours la possibilité de se rendre dans une succursale de leur banque. L’ironie est tout sauf charmante, surtout pour les personnes qui perdent cette possibilité dans leur propre ville. Demander aux gens de se rendre dans une autre ville pour obtenir des services bancaires revient à leur demander de s’exposer à davantage de risques sur les routes.

Les gens craignent aussi que la perte de leur banque finisse par entraîner la perte d’autres entreprises dans leur ville. Pour les propriétaires de ces entreprises, l’exode des clients des banques vers des villes avoisinantes est vu comme une pente glissante qui mène à une plus grande instabilité économique. Les banques disent que les services bancaires en ligne ont eu pour effet de diminuer la nécessité d’avoir autant de succursales et que les faibles taux d’intérêt ont réduit les revenus qu’elles tirent des prêts. Tout cela en dépit du fait que les banques continuent à enregistrer des profits records année après année.

Les banques tirent l’essentiel de leurs revenus des frais qu’elles exigent, et c’est là que les fermetures deviennent un moyen. Dans plusieurs cas, les banques disent aux gens qui souhaitent transférer leur compte dans une banque avoisinante qu’elles ne renonceront pas à exiger les frais associés à une telle démarche. Le message envoyé aux clients est que les banques peuvent changer l’entente sans pénalité, mais pas eux.

Se pose alors la question suivante : à quel moment une entente n’est-elle plus une entente? Est-ce qu’une banque qui ferme sa succursale dans une ville conserve le droit d’obliger un client à respecter sa part de l’entente? Les banques disent que oui, mais ce point de vue semble injuste pour les clients qui sont obligés d’obtenir des services bancaires d’une manière à laquelle ils ne s’attendaient pas lorsqu’ils ont conclu ces ententes.

Comme je l’ai expliqué, la plupart des personnes âgées ne sont à l’aise qu’avec des services bancaires en personne. Plusieurs autres dans de petites villes peuvent ne pas avoir accès à un réseau de téléphonie mobile ou à un service Internet à haute vitesse qui leur permettrait d’effectuer des opérations bancaires en ligne. Plusieurs des banques qui ferment leurs portes dans nos municipalités y étaient établies depuis des décennies, voire depuis plus de 100 ans dans quelques cas. Ces banques faisaient partie de l’identité de ces municipalités, et leur départ est vu comme une source d’incertitude pour la vitalité économique de la région. Plutôt que d’envisager des solutions créatives, comme une diminution des heures de service, ces banques plient tout simplement bagage. Obliger les gens à rester clients après ce genre de traitement fait foi d’un manque de compassion et n’est rien de moins que cruel.

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